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Je m’appelle Freya

juin 17, 2008
Bain de soleil

Voici le troisième membre de notre petite famille. Elle s’appelle Freya.

Vous savez peut-être que Freya, ou Frigga, était une déesse scandinave dont le nom nous donne le mot anglais pour vendredi: Friday. Freya était une déesse de la fertilité et de l’amour, un peu comme Vénus ou Aphrodite pour les romains et les grecs. Elle est souvent réprésentée dans un char tiré par des chats.

(Cliquez sur une petite photo pour en voir une version plus grande.)

Freya pensiveFreya, la nôtre, n’est pas une déesse mais elle est très affectueuse. Elle aime passer des heures sur mes genoux et elle ronronne très fort quand je la caresse. Si je rentre après avoir été absent pendant quelque temps, Freya me reçoit avec un drôle de petit bruit bien à elle: “Eck-eck-eck…” Mais ce n’était pas toujours le cas. Nos débuts étaient beaucoup moins paisibles.

Freya est ce qu’on appelle en anglais une rescue cat, c’est à dire qu’une société protectrice des animaux l’a prise de sa propriétaire qui la négligeait. D’après ses réactions devant certains bruits et certains gestes, je crois aussi que la propriétaire – ou ses amis – l’ont maltraitée. La pauvre a d’abord été soignée par un vétérinaire et ensuite a passé quelque temps (je ne sais pas combien de temps) dans une chatterie. Je l’ai connue chez un gentil couple qui reçoit les chats traumatisés pour les réhabiliter. Je l’ai tout de suite aimée et j’ai demandé de l’avoir chez moi.

On se cacheJ’étais très content le jour où Freya est arrivé à la maison. Mais le contentement n’a pas duré. D’abord elle avait terriblement peur de moi et se cachait derrière les meubles. La nuit, elle ne cessait pas de courir d’une fenêtre à l’autre en hurlant. Elle voulait évidemment retourner chez le gentil couple. Cela a duré toute une semaine au point ou je commençais à désespérer et à croire qu’il faudrait la rendre à la société.

J’ai finalement compris qu’elle avait peur surtout des hommes et moi… eh bien, je suis un homme! Qu’est-ce qu’on allait faire alors? Après quelques jours, j’ai pu jouer avec elle avec un petit bâton mais pas la toucher. Au moindre geste, elle fuyait et se cachait. J’ai découvert qu’elle faisait ses besoins dans le coin derrière la tv…

Un moment calmeUn jour – je m’en souviens très bien – il y a eu le grand “breakthrough”, tant désiré. Vous savez comment c’est arrivé? C’était un des ces accidents heureux. J’étais en train de me changer pour sortir. Je ne veux pas vous embarrasser mais j’étais en ce moment-là sans pantalon, en petite culotte. Freya était sur la table et me regardait d’un drôle de petit air. Je me suis approché, et cette fois-ci elle n’a pas bougé. Doucement, j’ai mis ma main sur son dos et je l’ai caressée légèrement. Elle s’est levée et elle est venue près de moi! J’entendais un léger ronronnement.

J'aime le parapluieQu’est-ce qui a pu faire cette différence subite? On ne pourra jamais en être sûr mais moi je crois que c’était parce que je ne portais pas de pantalon en ce moment-là: sans pantalon, j’avais l’air moins “homme” et peut-être avec ma chemise qui pendait comme une jupe, plus “femme”. En tout cas, c’est à partir de cet épisode que la situation commençait à s’améliorer.

Dans le trainDepuis ce jour-là on a fait pas mal de chemin ensemble. Elle reste nerveuse mais elle n’a plus peur de moi. Je n’ai plus de voiture et quand j’emmène Freya à la chatterie pour les vacances, on doit prendre le bus et le train. Elle n’aime pas cela mais elle reste assez calme, ce qui est une bonne démonstration des progrès qu’elle a faits.

Je n'aime pas le flash!Aujourd’hui, Freya est un chat calme est affectueuse. Elle aime manger et elle a pris du poids. Elle a quand même son petit caractère et elle sait vous faire sentir sa désapprobation. Elle n’aime pas les autres chats – ce qui cause des problèmes à la chatterie – mais elle les regarde par la fenêtre avec intérêt.

Je n’aime pas penser à la vie qu’elle menait avant, quand elle était maltraitée. C’est trop triste et cela me fâche extrêmement. Je veux qu’elle oublie tout cela et trouve le contentement chez nous.