J’ai dû mentionner que juste avant de partir en vacances, j’ai commandé du thé au magasin de Covent Garden en leur demandant de me l’envoyer et que ce sacré thé ne s’est jamais presenté.
Je les ai contacté par téléphone (deux fois) et ils ont fini par s’excuser et promettre de m’envoyer mon thé tout de suite. Mais non, ai-je répondu, il est maintenant trop tard puisque je pars en vacances. Envoyez-le-moi à mon retour. Evidemment, ils étaient d’accord.
En rentrant samedi, qu’est-ce que je trouve sur le tapis sauf la carte rouge sur blanc de la Poste qui me dit qu’ils ont essayé de livrer mon paquet et que maintenant je dois aller le chercher moi-même au grand bureau de Poste, là où ils gardent les paquets orphelins.
Donc lundi matin, plein d’espoir, je pars à la recherche du thé perdu (mes excuses à M. Proust). Le bureau n’est pas loin – à un quart d’heure à pied peut-être – et j’y suis donc allé en mettant un pied devant l’autre parce que l’exercice est toujours bon et en route j’ai pu regarder les magasins, les gens et tout le tra-là-là de la ville qui me fascine toujours.
Au bureau, je me suis trouvé dans une queue avec six autres personnes avant moi, ce qui est assez rare. Bob, bon, j’attends et quand c’est mon tour je donne au type derrière le comptoir la carte et mon permis de conduire comme pièce d’identité. Il part et revient et me dit “You’re too early [Vous êtes venu trop tôt]“. Il paraît que mon paquet n’a pas encore été livré au bureau. Grrrr! Tant pis, il n’y a rien à faire et ce n’est pas la faute du type.
Aujourd’hui, j’ai essayé de nouveau. J’ai attendu l’après-midi pour qu’ils aient le temps de recevoir le paquet et lui trouver un bon petit coin dodu où il peut m’attendre.
Donc ce matin, plein d’espoir, je pars à la recherche du thé retrouvé (…), en marchant à ma vitesse habituelle parce que vous devez savoir que je marche très vite. D’abord parce que je suis de nature impatiente et ensuite parce que cela m’amuse d’aller plus vite que les autres. Ce n’est qu’à mi-chemin que je me rends compte combien il faut CHAUD. Oui, comme ça, en majuscules. Un beau soleil et une chaleur à faire frire des oeux sur le trottoir. Mais je n’allais pas ralentir pour si peu.
Pour le moment, je me repose chez nous avec le ventilateur éléctrique qui bat son plein mais je dois bientôt sortir chercher Tigger à son bureau, une habitude que j’ai gardée depuis que nous vivons ensemble. Je m’y prendrai un peu plus lentement cette fois-ci.
Aujourd’hui je crois que je prendrai le bus, puisqu’il fait horriblement chaud dans le métro en été (un point à noter si jamais vous visitez Londres quand il fait chaud). Je porterai mon beau chapeau Panama qui me donne une allure très élégante, bien sûr.







