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| La gare, Eastbourne |
Voici la gare de la ville oû nous sommes allés samedi. Comme vous voyez, il a plu, assez pour gâcher la journée, mais le temps, on ne peut pas le commander d’avance.
Nous aurions pu deviner qu’il allait pleuvoir dimanche aussi mais pendant la matinée il n’est pas tombé une seule goutte. Quand nous sommes sortis l’après-midi c’était sans manteau de pluie et on nous en a bien punis.
Nous n’avons pas de machine à laver chez nous. Tout d’abord, notre apartement est tellement petit que nous avons déjà du mal à tout caser et ensuite nous avons peur d’une grosse facture si jamais la machine coulait et causait des dégâts dans l’apartement du dessous.
Donc, une fois par mois, presque toujours un dimanche, nous apportons notre linge sale à une laverie automatique. Moi, je trimbale la grande valise à roues et Tigger le chariot de marché, aussi à deux roues. On fait tout sur une grande échelle, nous.
Il faut prendre le bus pour aller à la laverie et ensuite marcher dix minutes. La laverie est près d’une résidence universitaire et il y a souvent beaucoup de monde. Dans ce cas-là, nous devons peut-être attendre une machine à laver (surtout qu’il nous en faut plusieurs) et plus tard le sèche-linge.
La laverie est vraiment bien et je vous présente sa photo en bas. Les machines tombent rarement en panne et sont efficaces. Le seule chose qui manque, ces les paniers pour porter le linge mouillé. Ils se cassent facilement et je crois que les gens les volent.
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| La laverie automatique |
Pendant que le linge tourne dans les machines, nous allons au petit café du coin, pour boire un jus orange frais, un café ou un chocolat chaud selon la saison.
Dimanche nous avons eu la veine d’arriver quand il y avait peu de monde et nous n’avons pas dû attendre, mais pendant le travail la pluie a commencé à tomber, légèremement d’abord.
Moi, l’optimiste, j’ai dit à Tigger de pas se soucier parce que le pluie allait s’arrêter bientôt, juste à temps pour la rentrée à la maison. J’ai eu tort.
Quand nous sortions de la laverie, il pleuvait des cordes. Nous avons marché courageusement sous cette pluie, tirant nos chariots, jusqu’à l’arrêt de bus devant la British Library. Là, nous avons essayé de nous abriter avec d’autres gens dans le miniscule abribus.
Une fois dans le bus, j’ai dû rester debout pour tenir la grande valise qui voulait se promener chaque fois que le bus freinait. Tigger s’est assise juste devant moi. Quand j’ai penché ma tête, j’ai vu l’eau qui dégoulinait du bord de mon chapeau.
“Regarde,” dis-je à Tigger. “Regarde, je pleux!”






